Long time no see. Cela doit bien faire 4 mois que nous sommes rentrés en France. Le temps passe si vite, … nous commençons à retrouver nos marques. Je ne voudrais pas te narguer mais je RE-VIS il n’y a pas d’autre mot.
Quel plaisir de retrouver la douceur de notre climat. Of course il pleut de temps en temps mais si peu. Il suffit d’avoir toujours son parapluie sur soi. Je ris, quand je repense à JC qui me serinait à longueur de journée : Ah nan mais y a pas à dire … le temps est quand même mieux à New York qu’à Paris et blablabli et blablabla. Et quand je lui signalais qu’il pleuvait: ‘ ah oui c’est vrai, mais ici la pluie dure moins longtemps. Qu’est-ce que cela pouvait m’énerver. Ok novembre arrive bientôt… je vais reprendre un peu de lexomil et de vitamine D. Mais l’hiver – j’en suis certaine – sera vite passé. En tous cas, y a pas à dire, en attendant je RE-VIS.
Toujours bloqués au Trumpland. Enfin à Rye, il faut avouer qu’il y a pire… L’autre jour, je me dirigeais d’un pas allègre vers mon potager quand j’aperçus un oiseau de taille conséquente tranquillement perché sur la grille qui protège le potager (contre les biches… pas contre les écureuils hélas…). Le rapace surveillait avec attention les environs de son œil acéré, visiblement à l’affût d’un chip monk ou d’un écureuil à becqueter. Je pensais qu’il aurait bien fait d’être là pendant que mes fraises poussaient en juin dernier… Peut-être aurait-il pu les sauver de la razzia ? Je me voyais déjà, en fauconnier qui se respecte, apprivoiser le rapace… pour l’année prochaine. Je te le lancerais sur tout écureuil qui oserait s’approcher à moins de 100 mètres de mes fraisiers. Peut-être pourrions-nous enfin manger plus de 2 ou 3 fraises pas même mûres par personne. Quelques jours avant, j’avais aperçu et photographié un Red Tailed Hawk (Buteo jamaicensis ou buse à queue rousse) qui dépeçait méthodiquement un lapin un peu plus loin. La nature est sauvage est sauvage à Rye.
Je me demandais si c’était le même individu qui était revenu. Je pris quelques clichés mais je remarquais que le gardien du potager n’avait pas la queue rousse comme l’autre rapace.
Après quelques recherches, je conclus que si ce n’était pas le Red Tail Hawk qui avait dépecé le lapin, c’était probablement son frère ou plutôt son fils, en tous cas, quelqu’un des siens. Allez savoir pourquoi, les Red tail hawks juvéniles n’ont pas de red tail. Ken, mon prof d’ornithologie au NYBG m’a confirmé qu’il s’agissait probablement d’un ‘petit’ né de l’année. Je lui attribuai Howard comme petit nom. Ces jours derniers, Howard revient régulièrement chasser dans le terrain. Ce matin, il a passé des heures à observer le rivage. Il s’est ensuite posté sur la branche basse d’un chêne rouge et a attendu, attendu…
…jusqu’à ce que surgisse Sale gueule l’écureuil. Lui et sa bande avaient dû repérer Howard car, d’habitude, ces bandits trainent sans arrêt sur la terrasse et passent sans se gêner le long du deck, sur ou sous la table selon l’humeur, n’hésitant pas à chopper un fruit qu’on aurait oublié. Howard s’est soudainement dressé sur ses pattes et a pris son envol en direction du petit rongeur. Celui-ci, tétanisé, ne crânait plus. Il s’est cependant réfugié sous un buisson. J’ai observé un moment les deux jouer à cache-cache. Allez Howard fais lui la peau que je me disais. Il est loin le temps où je trouvais ces petits rats gris trop minouches.… L’écureuil a réussi à s’échapper. Howard est encore jeune et maladroit. M’enfin Howard, va falloir un peu se bouger les fesses. C’est pas comme ça que tu vas sauver mes fraises l’année prochaine.
Que faisiez-vous le mercredi 3 Octobre 2018 à 2H18 pétantes ? Si un sénateur américain me pose un jour la question, je saurai et je ne répondrai pas tel Kavanaugh, le would-be-Justice, mais aussi le roi de je renvoie sa question à l’envoyeur : et vous ? »… Bref, moi je n’avais pas black out à 2h18, j’étais avec ma cops Emmanuelle en route pour le Home depot de Portchester, totalement à jeun. Emmanuelle et moi, 4 mains gauches à nous deux, errant – même à jeun- dans les allées immenses d’un home depot, c’est un truc un peu improbable …. En tous cas, se balader chez Home Depot entourées de mexicains n’est peut-être pas aussi dangereux que les soirées en compagnie de futurs candidats à la Court Suprême. Mais je m’égare – pas que dans les allées de Home depot. Lire la suite →
La vie est pleine de surprises. Si on avait dit il y a quelques mois à la desperate housewife qu’elle irait sentir une ruche sauvage, elle aurait ricané : plutôt aller serrer la paluche de Trump… et ben voilà, aujourd’hui j’allais déjeuner avec deux apiculteurs californiens. Un peu taquins, histoire de me tester, ils se sont dit: tiens et si on lui disait d’aller fourrer son nez dans une ruche sauvage.
Il y a des plus et des moins à la vie d’expat. Un plus ? On vous fête deux fois « mother’s day ». Aujourd’hui c’était le mother’s day américain en attendant la fête des mères française à la fin du mois. Lire la suite →
Comme chacun sait – je veux dire les chacuns qui me connaissent un tant soit peu – je ne suis pas une grande sportive. C’est même un British Understatement de chez British Understatement. Le sport ça me gonfle. Je fais un peu tache au pays de l’Housewife du
Weschester qui garde la ligne grâce à une technique imparable : marathon et semis à gogo… Moi, dans mon cv ? à peine une ou deux heures de vélo elliptique par semaine dans le basement en regardant des documentaires et un ou deux cours de Tai-chi.
Pas de quoi casser trois pattes à un canard et insuffisant pour effacer totalement les excédents de muffins et autres hamburgers. Lire la suite →
La ronde des saisons continue : Halloween, Thanksgiving, Noël, la Saint-Valentin. Chaque mois a sa petite fête, ses jours fériés, ses célébrités et autres minorités à fêter… Février, c’est le Black History Month. Mars c’est le mois du jour des Femmes (le 8) et des… comédies musicales. Les nouveautés sortent à Broadway et chaque école présente sa production toute fraîche de l’année. Lire la suite →
Etre du centre – je veux dire d’un point de vue politique – n’est jamais totalement une sinécure, même à Paris. Si tu dînes avec des amis de droite, tu passes pour un idéaliste un peu arriéré, pas encore sorti de l’adolescence et qui n’a toujours pas compris comment fonctionne l’économie. Si tu dînes avec des amis de gauche, tu passes pour un vieux chnoque, sans cœur et sans conscience. A Mamaroneck en général et à Orienta en particulier, si – être du centre relève de la gageure – c’est toujours dans le cadre du premier scénario et là tu peux être assuré d’être en infime minorité. Lire la suite →
Dans notre chère école bilingue, où vont la plupart des enfants de la communauté française voire internationale de Mamaroneck, Larchmont, Scarsdale et autres villes du Westchester proches, il est une institution, que dis-je une institution, une bible plutôt. Cette bible s’appelle le « Blue Book ». Tant que vous ne l’avez pas reçue, vous n’êtes pas encore vraiment intronisé dans la communauté. Si vous êtes un ancien, vous collectionnez les Blue Book avec fierté.
Vous aimez les parades de Thanks Giving, celles du 4 juillet ? Vous ne seriez pas un peu américain vous ? Oui mais attendez, Mark Twain est catégorique : « An American has not seen the United States until he has seen Mardi Gras in New Orleans. ». Pour cette année c’est un peu loupé, à moins que vous ne soyez sur place en ce moment mais là vous n’êtes évidemment pas en train de me lire. Pour l’année prochaine, voici quelques conseils utiles. Lire la suite →